12 mai 2008

La Vérité, rien que la vérité...

Besofood - Les bonnes adresses Paris, Londres, Venise…

Pat's hot dog. Unique mais passable.

Mosaïque
Angle rue vieille du temple / rue du roi de Sicile
A deux mètres du Pick Clops
Métro : Saint Paul
Hot Dog, 2€50

Moi j'aime L.A. Je suis L.A. J'ai besoin d'Amérique. Besoin d'Hillary Clinton... Besoin de Barack Obama, chaleeeeurrr... Besoin de Pat surtout. Pat a la classe. Pat est biker. Mais Pat est : FRANCAIS. Mmmm.... Salut Pat.
Kiki : "Salut Pat"
Pat : "Salut"
sO : "Hi Pat"
Kiki : "Tu m'emmènes en Harley, Pat ?"
Pat : "Ouais, mais avant, goûte mon chien chaud."
Kiki : "Arrrrrrfffff." (Je croque.)
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Kiki : "........................ Euh.... Ben en fait....... Bof, ton hot dog, Pat."
sO : "Franchement, je te trouve nulle Kiki... Il est pas bof du tout. Moi qui en ai bouffé plein à New York, je vois pas la différence."
Pat : "New York, je connais pas."
sO : "New York, Manhattan, Woody Allen, Amos Kollek, Scorcese... Les twin towers..."
Kiki : "Moi je trouve New York surfaite."
sO : "Ouais, c'est toi qui est surfaite. Ecoute t'as tout dans ce hot dog. Des oignons, des pickles, du ketchup, de la moutarde amerloque.... Tiens, j'y reviens. Aaaarrfff."
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Kiki : "Je suis d'accord... Sauf que j'en ai ingéré des meilleurs, ne serait-ce qu'à Berlin... Ils pourraient être bios au moins."
sO : "Un hot dog bio... Pffff. N'importe quoi. Pour une fois qu'on peut s'enfiler de la Junk food."
Kiki : "Arrrrfffffff.... Merde, ça coule."
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NB :
Aude de Restos à Paris : "Salut les filles, vous les trouvez comment ces hot dogs ?"
Kiki : "Ben je viens de te le dire...."
sO : "Merci pour l'adresse... A charge de revanche...."
Kiki : "La bise au chien.... chaud."
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Clin d'oeil

Jon Huck

Ce matin en me réveillant, j'avais encore en mémoire la fabuleuse série de Jon Huck sur les breakfasts. Un site découvert il y a quelques jours... Je voulais juste lui faire un petit clin d'oeil... alors voici ma tronche et celui de mon breakfast ce matin à 9h37...!
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N.B. : Dans sa série existe le breakfast de kiki... hihi... celui ou celle qui le trouve gagne... UN KIKI...!

Banc d'essai

Quels sont les couscous de Paris ? Tentative d'analyse comparée...

"Le" couscous de Paris ?
Evidemment, celui de Mamy. Sans conteste. Pour l'avoir gouté, y être maintes fois revenue, je l'affirme : Mamy est la queen du grain.
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Sa semoule est aérienne. Travaillée à la main.
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Ses bouillons de légumes très parfumés (elle en réalise deux). Ses boulettes de viande exceptionnelles. Son agneau bouilli, son agneau rôti, son poulet fermier... généreux. La Harissa me fait de l'oeil.
Kiki - "Oui, Mamy, j'en reprendrais bien un petit peu."
Mamy - "Bien sûr ma chérie. C'est léger, tu sais."
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Légère et court vêtue donc, au sortir de ce déjeuner dominical, une question me taraude : comment retrouver à Paris, les saveurs de l'enfance ?
Je débute donc l'investigation. Et décide de parcourir mes mémoires sensorielles...

- L'Oriental (47, avenue Trudaine, 75009 Paris, Tél : 01-42-64-39-80, Métro : Anvers)
Une habituée. Deux habituées. Trois habitués... L'Oriental était auparavant l'annexe de Chez Michou, rue des Martyrs. L'adresse de Sophie N. J'avais l'habitude de fondre pour le couscous à l'agneau bouilli. Un grain vaporeux. Kabyle. Un bouillon à la coriandre. De qualité.
Aujourd'hui, l'Oriental s'est agrandi, embourgeoisé. Il a pris ses marques sur la très chic avenue Trudaine. Moins bon, dommage.

- Le Tassili (11 bis Rue De L'amiral-mouchez, 75013 Paris, Tél: 01 45 89 53 71, Métro : Cité Universitaire)
Le couscous familial. C'est ici que Maman retrouva la semoule de sarrazin de son enfance. En effet, le restaurateur kabyle propose deux couscous pour le prix d'un : semoule blanche, semoule noire. Son bouillon est délicieux. Son agneau fondant. Fait avec amour.

- La Mansouria (11, rue Faidherbe, 75011 Paris, Tel : 01-43-71-00-16, Métro : Faidherbe Chaligny)
Certainement pour le couscous à l'orge. J'adore. Même s'il est ici un brin étouffe chrétien.

- Chez Omar (47, rue de Bretagne, 75003 PARIS, Tél : 01 42 72 36 26, Métro : Temple)
Non que le couscous soit un délice. Non que le bouillon et les merguez laissent un souvenir impérissable. Mais l'atmosphère bistrotière et sans chichi de chez Omar sont très agréables. Les serveurs vous taquinent. On est ici un peu en Afrique du Nord.

- Le Delyss (4, rue des Deux gares, 75010 Paris, Métro : Gare du Nord)
Plus roots. Spartiate. Pour l'atmosphère. Type Quatre frères (Paris XI). Couscous "fast food" moins de 10€.

Pas de souvenir : le 404 (Paris IV), le Martel (Paris X)
Ignoble : l'Atlas (Paris V)

Stamp. Belle adresse.

Le Timbre
3, rue Sainte-Beuve
75006 PARIS
T 01 45 49 10 40
Métro : Notre-Dame des Champs
Cuisine bistrot
http://restaurantletimbre.com
Entrée : 8€, plat : 17€, dessert : 7€, Corbières : 23€
Ouvert midi et soir, sauf le dimanche et le lundi

Le Timbre ne serait, sans Chris Wright (chef autodidacte et boss de cette adresse du sixième arrondissement).
Chris, british, ne parle pas beaucoup. Il agit. Méticuleusement, avec flegme. Depuis sa "cuisine américaine", ouverte sur une salle de restaurant intime et sobre (24 couverts). Et obscur pour un Anglais, il prépare une cuisine... froggy depuis 6 ans.
Concept : le chef reçoit... presqu'entre amis. C'est séduisant. Beau. Rare.
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sO, appareil photo en main, déguste "as a starter" l'éffiloché de haddock sur lit d'endives. Elle aime. J'aime moins la crème fleurette.
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Nous commandons le saumon et ses lentilles du Puy, le boudin noir béarnais et sa purée, la daube de boeuf et ses navets.
sO aime son saumon. Juste cuit.
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Je goûte le boudin de Rafe, délicieux. Beau produit.
Je teste ma daube : acidulée, très acidulée. Je ne suis pas fan. Les navets ne m'ont jamais emballée.... Mais, c'est bien réalisé. Certes.
Rafe "likes" ses pruneaux au Jurançon, sO trouve son millefeuille praliné un peu avare de goût.
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J'ai préféré l'assiette de fromages made in England, seule révérence au Royaume Uni. Délicieux.
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Le vin, un Corbières plutôt fin, me convient. Dans l'ensemble, réussi. Même si, je le confie, je préfère l'aisance bistrotière de Fifi, au Louis Vins. Et bien entendu la liberté bistronomique de Camdeborde, au Comptoir du relais. 6.jpg
Le moins : c'est avant tout l'atmosphère "chichiteuse". Clientèle vieille France, vieille Angleterre... vieille Europe. Guindée. Contraste avec ce petit timbre poste, qui devrait jouer sans prétention.
Le plus : dans un quartier où il est difficile de trouver une bonne table, le Timbre s'apprécie.

N.B. : la serveuse, piercée à l'anglaise, est très souriante et fort aimable...

Atmosphèèèère, tu parles !! A Boycotter.

Hôtel du Nord
102 quai de Jemmapes
75010 Paris
Tél : 01 40 40 78 78
Métro : Jacques Bonsergent
Chic

Hier, je décide de pêcher l'Hôtel du Nord. Je suis détendue, j'aspire au grand Nord, aux Bûcherons... Sophie N., idem.
J'entre.
"Deux" dis-je au Barman...
"Trois" me répond-il "Il faut vous adresser à la jeune fille, là bas..."
"Laquelle ?" ronchonne-je... J'y vois goutte....
Dix minutes plus tard, l'hôtesse daigne enfin nous recevoir.
L'hôtesse : " Deux ? Euuuuuuh. Ahhhh. Ihhh. Euh, non je crois qu'éventuellement, eug il faudrait voir avec... Mademoiselle..."
Mais Maaademoiselle est occupée.
Mademoiselle : " Euh, tu ne vois pas que j'ai fort à faire avec les RRRRRéservations." Sous entendu, "pour ne pas avoir à me frotter au menu fretin". A la fiante. A ces clients mal éduqués qui n'ont pas de table personnelle, à bord.
Quinze minutes plus tard, Mademoiselle revient.
Mademoiselle : "Deux ? Euh, ah non, je suis navrée, il n'y a plus de place..."
Sophie : " Aaaah bon ? Et là, et là, et là ?????"
Mademoiselle : " Euh ah si !!! Il resterait peut-être cette petite table là... Vous voyez... Non, non... Là."
Sophie : "Ah oui la microscopique table de deux située entre la porte des toilettes, la colonne de Buren et la table de 6????.... Non merci, au revoir..."
Autel du nord.... Sacrifiez moi sur l'autel du nord...
De toute façon, j'y ai déjà diné et c'est inintéressant. Donc Adios.... No regret...
Je finis par dériver sur le canal saint Martin, j'échoue à la Marine pour un bon vieux tartare des familles. Aller/retour. Couakkkkk.

Médiocre

La Strada
6 rue Geoffroy l'Angevin
75004 Paris
Tél : 01 40 27 93 67
Métro : Rambuteau
Prix modérés

A Paris, aller déjeûner le midi relève aujourd'hui du défi. Trouver une adresse honnête et pas trop onéreuse, un service rapide et délicat = impossible.
Je travaille parfois dans le Marais. Là, les restos sont tous passables. Pas ignobles. Mais passables.
La Strada n'échappe pas à la règle. C'est moyen. Pas immonde. Mais moyen.
Impossible d'y retrouver les saveurs d'une Trattoria italienne. Pourtant le patron est sicilien...
Alors, les antipasti ne sont pas mauvais. Les légumes grillés, les oignons, les gousses d'ail, les cornichons, le Parma répondent présent. Mais c'est médiocre.
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Les pasta du jour sont correctes. Les pizze calent les tâcherons. Mais ai-je le souvenir d'avoir été émoustillée???? Non !!!!
D'accord, le café se laisse boire...
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Bien meilleur qu'au Celtic, la brasserie voisine.
Mais les prix restent plutôt élevés (17 euros les pâtes). La venimeuse Black Mamba tient même à être l'invitée de Besofood. Notes de frais oblige... Merci au Fooding qui recommande encore une fois cette table somptueuse.... GRRRRRRRRRRRR...

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L'info du jour : Que choisir s'insurge contre le harcèlement alimentaire des enfants. Par ici...
Et pour savoir ce que l'on mange réellement un article en pdf de greenpeace à télécharger de toute urgence...!

Coup de fourchette. Pas mauvais.

Le Square
227 bis, Rue Marcadet
75018 Paris
Tél : 01 53 11 08 41
Métro : Guy Mocquet
Prix moyens

"Coup de fourchette" sema le doute dans mon esprit...
"Coup de fourchette" encensant le Square... Alors que j'avais décidé de boycotter cette adresse, ad vitam eternam. Pourquoi ce Boycott ? Parce que Jérôme, le chef, s'était endormi... Au point de pondre des entrecôtes presque rances... Bref, pour moi, le Square était rayé de la carte. Silence dég party...
Il fallait que j'en ai le coeur net...
De fait, j'entrainais Isavig pour un déj entre cop's. Et je fus surprise de découvrir des plats de bonne facture. Souris d'agneau aux pois gourmands, brochettes de légumes au tofu et son quinoa...
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Frais, bons, comme au début... J'en perds mon latin... Comment une adresse peut-elle vous décevoir un jour, vous taquiner le lendemain ? Les mystères de Paris....

Frelato, frelati. A fuir.

Innamorati Caffé
57, rue Charlot
75003 Paris
Tel: 01-48-04-88-28
Métro : Filles du calvaire
Prix moyens

Infâme. Ce mot est-il suffisant pour décrire les violences que mon palais subirent hier soir ? Je serai brève, les plaies sont encore béantes.
Primo, nous entrons. Tags affreux. Nappes à carreaux.
Secondo, Isacocotte tombe à la renverse au son d'Hélène Seguara.
Tertio, nous commandons : antipasti, boulettes de veau à la Calabrese et la spécialité du chef (saucisses baignant dans une sauce douteuse).
Quatro, un saccage. Les pâtes sont cartonnées ou amidonnées. De la plus mauvaise qualité. Les sauces n'ont aucune saveur.... La viande semble reconstituée.
Cinque, j'ajouterai juste un mot, a word to an american palais : merci Virge... Like a virgin, ouh...!
Adagio.

T'as pas 100 €? Pas mal.

Hôtel Murano Urban Resort
13, bd du Temple
75003 Paris
Tel : 01 42 71 20 00
Métro : Filles du calvaire
Ouvert 7 jours sur 7, de 7h jusqu'à 2h du matin
Très chic

Le Murano, Isacocotte voulait vraiment m'y conduire... Impossible de la dévier de son idée première... Je lui opposai mon porte monnaie, troué en ce moment... Je m'avouais vaincue, lorsqu'elle me dit "ssssiiii, siiii, c'est fun et c'est hyper raisonnable...." A posteriori, j'aurais du me rappeler Socrate : "Crois toujours en ton sentiment..."
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Alors, nous entrâmes. Façade blanche presque laquée, contraste avec le boulevard du Temple. Déco pop, baroque "nouveau riche".
Elle décida que nous dinerions au bar : "ssssiiii, siiii, c'est miiieuux.... La salle de restaurant est magnifique mais moins cool". J'étais d'accord.
Haut perchées sur nos tabourets, nous commandions des cocktails maison : "meeelon" et "caipirinha orientale". Délicieux.
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Nous dinâmes également : filet de boeuf tendrissime, sashimi de saumon et ses gaufres de pomme de terre. Ils servent le fameux boeuf de Kobé (100 €). Je dois avouer que je m'attendais à pire. C'est bon.
Nous chantâmes, dj ou groupe live tous les soirs. Là, William Baldé. Demain, les Putafranges. Isacocotte dodelinait de la tête et s'effondrait presque d'alcool.
Je me laissais pénétrer par l'atmosphère VIP, Milliardaire (cette clientèle simple, brute, sans apparât...)... Je swinguais... J'aimais les cocktails... presque aussi bons qu'au bar Hemingway du Ritz. Nan quand même pas...
Note finale : 175 €. Une bagatelle.



Nuit et brouillard. A fuir.

Le Grand Café des Capucines
4, Boulevard des Capucines
75009 Paris
Tel : 01 43 12 19 00
Métro : Opéra
Chic

Hier, que se passait-il à minuit ?
Je sortais d'une projection de presse... Emue et déjà souffrante. Je n'avais pas atteint les petits fours... Epuisée de jouer des coudes, entre la très grincheuse Danielle Darrieux et la trop laide Christine Albanel.
Il fallait que je reprenne des forces : "May the force be with me!" me disais-je. Sinon, j'allais succomber à la maladie.
Alors, nous nous sommes mises en quête. En quête d'un resto accueillant. Mais à Paris, passé 23h... Difficile de bien diner et de diner tout court.
Les Japonais de la rue Saint Anne avaient fermé leurs portes.
La place du marché Saint Honoré tombait de sommeil.
Et Virge pestait : "This country... this country..."
Après l'errance, nous échouâmes chez les Frères Blanc, au café des Capucines, ouvert jour et nuit.
Tout ça pour ça. Tout ça pour un Gaillac siglé "Bernard Laporte" (ce plouc de sélectionneur). Tout ça pour une soupe à l'oignon y croutons, trop fromagée. Pour une assiette de frites à peine maison. Et trois feuilles de roquette, à l'assaisonnement douteux. Décevant...

Cahin cajun. Belle adresse.

Thanksgiving
20, rue Saint Paul
75004 Paris
él: 01 42 77 68 28 ou 29
Métro : Saint Paul
http://www.thanksgivingparis.com/francais/accueil.htm
Brunch autour de 20 €
Prix moyen

Cela fait une paye, que dis-je "it's been a while", que je voulais goûter le brunch de "Thanksgiving" entre dindes...
Rafe se targuait d'avoir testé le brunch dominical de cette échoppe cajun (Louisiane, USA) : "Toi, tu connais que le BIA (NDLR : www.breakfast-in-america.com), nia, nia, nia... Et le BIA, c'est de la crotte... Prout." GRRRR. Bon, moi, évidemment, j'étais hyper vexée... J'aimais bien le BIA, non pas pour la qualité de la bouffe, mais pour ce côté Diner US, lost in Paris... Surtout, j'avais une lacune ! Insupportable pour une rédactrice de Besofood.
Il fallait que j'en ai le coeur net....
C'est pour cette raison que j'échouais hier, après quelques péripéties à Vélib (une chaîne manquante, une selle fracasse), dans ce p'tit bistro américain. J'y retrouvais des amoureux des US : Nicolas J. et Cédric from Bruxelles. Entre fans de Bush et pros de rodeo, je pouvais m'extasier sans avoir l'air d'une Turkey, devant les petits trésors de la boutique d'american food... J'adore. Toute cette junk food pour moi toute seule ! Cool...
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Nicolas J. crânait comme d'hab : "Je connais si bien New York!" Je m'enlisais comme d'hab, au desespoir de mes proches : "Je veux aller à Miami. I am Miami..." Et sO prenait des photos comme d'hab...
On était détendus. Normal, on avait la meilleure table : celle du bas. Entre la sauce BBQ et les flans lyophilisés. J'ai jeté un oeil à la salle du haut, bien moins "in"...
On décidait d'essayer des brunchs tous "different", arrosés de Mimosa (champagne et jus d'orange frais) et de Bloody Mary.
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Comme Cédric (copieur!), j'ai pris les Eggs Benedict, succulents...
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sO était concentrée sur ses Pancakes Blueberry.
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Moi je rêvais de Jan Kounen. Rafe se délectait de ses Creole Eggs Bayou et Nicolas J. adorait ses Eggs Irish.
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Tout le monde usait de superlatifs choisis pour décrire les brunchs : "Wouah. Dingue. Fou. Cool... Enorme." On se serait cru dans Roseanne.
Tout allait donc pour le mieux... Jusqu'à ce que je demande au patron (Français comme vous et moi) de m'ouvrir ses cuisines pour une petite vidéo... Hyper sec, le mec ! "Non." Restait plus qu'à regarder mes pieds....
NB : la femme du propriétaire et néanmoins propriétaire en chef, Judith, est bel et bien américaine. Originaire du New Jersey, elle vécut plus de 20 ans en Louisiane. Un livre de recettes Cajun est né de sa rencontre avec New Orleans...
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Divin

Bonjour Vietnam
6, Rue rue Thouin
75005 Paris
Tel : 01 43 54 78 04
Métro : Cardinal-Lemoine
Ouvert tous les jours midi et soir
Entrée de 6 à 8 €, plat de 8 à 12 €
Prix modérés

Le rêve Durassien... Je suis totalement acquise.
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Quelques tables cosy, une fontaine Feng Shui, des tableaux de Hanoï.... Le parfum d'une gargote de Ho Chi Minh Ville...
Enfin, une excellente adresse vietnamienne à Paris. Avec une charmante vietnamienne (nom de code : Madame Lune, trop complexe en viet), "born in Hué", dans sa microscopique cuisine ouverte.
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Que dire sinon que les plats sont tous enchanteurs... Simples et goûteux.
J'ai vénéré les Banh cuon, raviolis vietnamiens au cochon.
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J'ai fondu pour la salade de boeuf grillé à la citronnelle et à la pomme.
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J'ai craqué pour le Bo Bun d'une fraicheur inégalée. Le riz cantonais incomparable : exit les petits pois et l'omelette insipide, ce riz aux oignons grillés et à la carotte est sublimement parfumé.
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sO, elle, a eu un passe droit vietnamien... En montrant patte blanche, l'adorable chef vous concocte ses galettes de riz au boeuf, spécialité du centre du Vietnam. sO est intarissable : "c'est comme un nuage qui t'explose en bouche... Je suis déçue que tu n'en aies pas goûté un chouia, Kiki."
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Heureusement, que je me suis rattrapée en allant grapiller dans la cuisine... Accueil chaleureux... Grâce à la très nice Madame Han, hôtesse et néanmoins complice de Madame Lune...

L'avis de Coup de fourchette, c'est par ici...

"La" pizza de Paris

Maria Louisa
2, rue Marie et Louise
75010 Paris
01 44 84 04 01
Métro : Goncourt
Pizza de 15 € à 20 €
Prix moyen

Kiki : "Hé sO, tu veux une pizza ? "
sO : "Okay mais que pour une pizza bianca."
Kiki : "Ben pourquoi ?"
sO : "Parce que la soupe de tomates dans le fond de ma pizza, je peux plus l'encadrer."
Kiki : "T'as tort, t'as pas vu les calzone aux saucisses, épinards et ricotta... Niark niark... Caro t'en dira des nouvelles."
sO : "Ouais ok, là je suis battue."
Kiki : "Cela dit la pizza bianca di Parma.... J'en salive d'avance. La roquette fraîche et cette chiffonade de prosciutto..."
sO : "Moi je la préfère à la Bresaola."
Kiki : "Menteuse."
sO : "Quoique même leur végétarienne, je serai prête à la manger..."
Kiki : "Ouarrrrrfffff, je m'étrangle de rire.... Tu as toujours refusé de faire un seul repas sans barbak!"
sO : "Ouais je blague..."
Kiki : ".........."
sO : "En tous cas, après une bonne pizza, presque fine comme là-bas..."
Kiki : "Je te coupe... C'est vrai que c'est pour l'instant la meilleure pizzeria de Paris."
sO : "... je prends sans hésiter leur tiramisu."
Kiki : "Tu sais que notre serveur, c'est le boss ? Ils sont trois associés ? Il est mimi dans son polo vert..."
sO : "Ouais leur grand-mère serait fière d'eux."
Kiki : "En fait, c'est le cop's du boss de la Madonnina, la trattoria du coin..."
sO : "Ca, par contre, pas encore testé mais entendu dire que c'était pas le délire..."
Kiki : "C'est moi qui te l'ait dit, banane."
sO : "Flambée."

Viet-mine. Pas mal.

Le sourire de Saigon
56, Rue du Mont Cenis
75018 Paris
Tel: 01-42-23-31-16
Métro : Jules Joffrin
Entrée 10 €, plat 20 €, dessert 10 €
Chic

Je me rappellerai toujours de ce soir... Cat était souriante (pour une fois!). J'aimais Bouddha. J'avais peut-être faim.
Je commandais "la marmite de fruits de mer au lait de coco". Ce riz gluant ingénieux, servi dans un cylindre de bambou.
Je repensai à la très "healthy" fondue vietnamienne, que j'avais partagé ici avec Virge.
Dans ce décor colonial, qui me rappelle les tables chic et choc de Jakarta.
Nous devisions. Nous parlions de l'orgasme féminin. Je préparai un documentaire tout en dégustant une glace Berthillon.
Quand tout à coup, Belaïd entra dans la danse. Me dit qu'il était excité à l'idée de participer au film. En qualité d'acteur, de témoin libertin. Quand Cécile se déguisait derrière un sourire timide. Ils allaient souvent au Donjon, le club échangiste à l'angle de la rue du Mont Cenis et de la rue Marcadet. A quelques pas du Sourire de Saigon. Peut-être iraient-ils ce soir, après avoir fini leur Pomerol 1996. Car ici, le maître des lieux, Richard, saigonnais d'origine, s'est adjoint un sommelier. Rare.
NB : Des planches et des affiches du "Lotus bleu" un peu partout... ils aiment bien Tintin...
En bref, pas mal. Un peu cher.

Authentoc. Sympatoc.

Francis Labutte
122, Rue Caulaincourt
75018 Paris
Tel : 01 42 23 58 26
Métro : Lamarck Caulaincourt
Bon marché

C'est la seule "place to be" du quartier. Donc, tu n'as le choix que d'y échouer un soir.
Bobos à toutes les tables. Arty, tv... Déco cool, tables en formica, cuisine minus... C'est un peu le "chez Prune" de la rue Caulaincourt. Un peu moins plouc.
Uniquement pour boire un verre. La cuisine est vraiment minable. Gratin de pâtes ignoble. Salade dég. Tartare au pistou à vomir. A la rigueur, si je m'autodigère, je prendrai la planche de charcuterie et de fromage, avec un ballon.

HUUUUUEEE! Belle adresse.

Horse bar
124 Westminster Bridge Road, Waterloo
London SE1 7XG
Phone : 020 7928 6277
Fax : 020 7928 5919
Opening times : Mon to Fri 12am till 11pm
Sat 6pm till 11pm
http://www.horsebar.co.uk/

Je ne dirais pas qu'il faut y aller au galop, mais presque...
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Après avoir essayé les restos branchés à Londres, le bon vieux pub s'appelle "reviens". Pourquoi...? Simplement, parce que c'est le seul endroit encore un peu authentique : pour boire une bonne vieille Guiness "extra cold", avec le trèfle on the top...! Pour s'enfiler un bon "mashed potatoes, sausages & peek".
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Le seul spot où tu trouves encore le hamburger 21 days, dont tu rêves... Ah c'est sûr, tu ne t'en fais pas tous les jours ! Mais que cela est bon...!
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Mais, me direz-vous, pourquoi le Horse bar plutôt qu'un autre...? Je dirais déjà pour la qualité des produits frais (j'ai eu la chance de pouvoir visiter les cuisines, de tout observer... C'était "hyper clean".). Pour les efforts du chef : les plats du jour, tels que la salade de maquereaux grillés aux agrumes sur lit de pousses d'épinards, sont recherchés.
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Ensuite parce que le manager appelé "DjiDji" (et oui, les English on du mal à prononcer "Guillaume"), est tout simplement l'as des barmen... Toujours souriant, il n'hésite pas à vous apprendre à faire des shots qui ont de la gueule, en plus d'être hyper bons... Pour le côté pratique, le Horse se trouve à 5 mns de Waterloo, qui grouille de bars et autres restos à deux balles. Ensuite, pour un pub, il a la chance d'avoir une très grande salle au rdc...
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... et une salle beaucoup plus cosy au 1er avec de bons gros canaps en cuir... Ensuite parce que "DjiDji" m'a confié que : "pour un pub Londonien, nous avons un choix d'alcools (et de whiskys) hallucinant..." Et quand on voit la tronche du bar, on le croit sur parole...!
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Le petit plus pour les expat frenchies : Djidji organise régulièrement des soirées "musique française"... compilées par leur soins, donc pas ringardes... Cheers...!

Egalité, fraternité. Bonne planque.

La Liberté
196, Rue du Fg St-Antoine
75012 Paris
Tel : 01 43 72 11 18
Métro : Faidherbe-Chaligny
Du Lundi au Samedi : 10h00 / 02h00
Dimanche : 11h00 / 02h00


La Liberté, quand vous n'habitez plus dans le quartier, c'est le troquet qui vous manque...
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Bourré d'habitués respirant la Liberté, à l'image de la patronne, belle comme un coeur, énergique et franche. 3.jpg
Même si on y prend qu'un p'tit kawa zinc, on en repart tout plein d'envie de Liberté...
La Lib', pour les intimes, c'est aussi le bar où venir déjeuner. La formule midi (rapport qualité/prix imbattable!!) est toujours simple mais toujours bonne. En général, c'est Fifi le bougon aux manettes. Le même, qui entre 2 cuisses de canard vient vous faire croire qu'il n'est "pas commode". Ah Fifi, "tu ne nous la fais pas"...
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En plat du jour, il y a toujours une belle salade, une viande, ou une quiche/tarte pour beaux appétits. 4.jpg
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Mais le plus joli, c'est le dessert, qui trône sur le bar. Ce jour là, c'était une merveilleuse crème caramel comme on n'en fait plus : à 3€ la part...!!!
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Le soir, pas de cuisine mais des tartines chaudes au fromage ou au jambon, à siroter avec un petit ballon de vin du mois.
Le truc en plus : c'est un bar concert. Ca va du bon vieux rock à la world music.. Et côté ambiance, ça balance... Pour les rencontres incroyables : le bar idéal, car tout le monde vous parle, ivre mort. En tout cas, c'est "Le" Bar à ne pas rater quand on est "dans" ou "du" quartier...

Zéro pointé

Le Vingtième art
46, rue des Vignoles
75020 Paris
Tel : 01 43 67 22 29
Métro : Avron / Buzenval
De 11h à 2h : service de midi à 14h30 et de 19h30 à 23h.
Fermé le dimanche.

Pour une fois. Pour une fois que sO décidait de quitter son quartier. D'innover. De troquer la terrasse du Descartes pour celle d'une table inconnue. Il fallait qu'elle surfe sur le site du Fooding et déniche ce bistrot du vingtième arrondissement. Alléchante terrasse, papier éloquent... Certes, ce restaurant avait l'air plutôt sympathique.
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Alors, chacun chausse son Vélib, sauf moi. Je m'incruste dans la voiture de Virge. A la découverte de ce trou paumé qu'est le vingtième arrondissement. Ah ça! Pas déçues du voyage! C'est loin, comme il faut. Et le Vingtième art pourrait être l'Oasis de ce coin résidentiel.
C'est sans compter l'accueil d'abord. Suffisant, froid, glacial.
C'est sans compter le menu : infâme, surgelé, pas cuit. J'ai encore le souvenir de mon vitello tonato rance. De cette polenta caoutchouteuse.
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Beurk. Rien que d'y songer, j'ai la nausée. sO me rappelle son entrecôte : de la semelle. Le poisson surgelé. Les trois gambas de Cathy ridicules.
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Comment diable ose-t-on conseiller cette adresse ? Scandaleux.
D'autant que l'addition, elle-même, est bien trop salée...