J’peux passer siou plait ? Super planque.

Invitez-vous chez nous
7, Rue de l’Epée de Bois
75005 Paris
Tel : 01 43 37 05 58
Pas de formule
Entrée entre 4 et 9€
Plat entre 11 et 14€
Dessert entre 4 et 6€
A quelques mètres de la Mouff (l’enfer culinaire personnifié)...
Ouvert le soir du mardi au samedi

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Il faut le dénicher celui-là...
Devanture rouge carmin, enseigne à peine lisible... ce bistrot se terre dans la très déserte rue de l’Epée de bois. Pourtant, une gastronome peu recommandable (nom de code : sO) a souhaité y trainer ses guêtres. Tout simplement parce qu’elle a décidé de vivre, boire et mourir dans le Ve arrondissement de Paris. De fait, il faut bien qu’elle se batte pour la résurrection de la saveur de son quartier has been.
Et si le Ve me pompe, j’avoue que l’invite de Julie et Aurélien, les jeunes patrons de ce resto, ne se refuse pas. Pourquoi ? Ah ah... Parce que c’est bon, c’est frais. Comme à la maison.
Tous les produits sentent bon le marché du matin, les plats se succèdent et ne se ressemblent pas.
Au menu, quelques entrées, toujours différentes : brick de chèvre en salade, antipasti à la grecque, terrine maison excellente...

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Toujours deux ou trois plats bardés de légumes : poulet fermier aux champignons assorti de riz et de courgettes vapeur, ragoût d’agneau aux abricots secs, jarrotin et pommes de terre confites, andouillette pommes rôties...

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Parfois, poisson à la plancha comme la morue et ses légumes rôtis.

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Sans compter leurs goûteuses planches de fromage et de charcuterie, agrémentées de quartiers de pommes fruit, graines de sésame, ciboulette fraîche...
Leurs desserts sont crémeux (le brownie était à tomber). A noter, fondamental pour moi : le vin a une place de choix, toujours bio et carafé.

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L’atmosphère ? Plutôt chaleureuse. Julie se précipite dans sa minuscule cuisine. Tandis qu’Aurélien, vous raconte la carte.

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Bref, les tenanciers sont sympas. Presqu'un peu "trop fresh". Aurélien est poli, poli, policé. Je me demande s'il ne concourt pas pour placer "merci à toi" à chaque battement de cil. Et puis, j’ai le souvenir d’un moment mémorable durant les dernières élections. Au bar : Rudy, un sarkozyste. Dans la salle, des socialistes... Dont nous. Arène politique à coups de pommeau. En guise de chef d’orchestre, Aurélien me confiant : "Oh là là... Vivement la fin des élections... Ca fait beaucoup trop de bruit". Et derrière le bar : Julie, les yeux au ciel, priant pour que le resto ne devienne une tribune politique.

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